
Après avoir terminé deuxième à Chamonix il y a un an, l’athlète Amazfit Ben Dhiman est revenu prendre la victoire à l’UTMB 2026.
L’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) 2026 a débuté plus tard que prévu. En raison de fortes pluies et de conditions difficiles en montagne, les organisateurs ont retardé le départ de deux heures pour des raisons de sécurité. Cela a ajouté un défi supplémentaire à une course déjà exigeante de 2 400 coureurs cherchant à parcourir les 170 kilomètres de l’UTMB.
Lorsque les coureurs ont finalement quitté Chamonix, le Français Ben Dhiman, athlète de trail et Amazfit, savait déjà qu’il allait devoir livrer une course exceptionnelle. Il s’entraîne en France depuis plusieurs années et participe à certaines des plus grandes courses de montagne d’Europe. En 2024, il a remporté le MIUT 115K et le Trail 100 Andorra, avant de remporter le Grand Raid Ventoux 100K et Lavaredo 120K en 2025. Il a également terminé les Diagonale des Fous et SaintéLyon en 2025, avant de prendre la deuxième place à l’UTMB.
Malgré ses succès sur ces courses, son chemin vers une victoire à l’UTMB n’a pas été sans difficultés. Il a abandonné en 2023 et 2024, puis terminé deuxième en 2025, à seulement 16 minutes et 29 secondes du vainqueur.
Cette année, il est revenu à Chamonix avec un objectif clair. Il a pris la tête autour du 40e kilomètre et ne l’a plus jamais quittée.
Découvrez ci-dessous son entraînement, les données de sa course et tout ce qu’il a fallu pour devenir champion de l’UTMB 2026.

Le travail avant le jour de la course
Ben Dhiman n’est pas arrivé à Chamonix dans l’espoir de trouver un niveau supplémentaire le jour de la course. Une grande partie du travail avait déjà été accomplie.
Sa préparation a suivi une structure similaire à celle de 2025, avec trois blocs consécutifs de cinq à six semaines d’entraînement. Mais le volume d’entraînement a considérablement augmenté. En janvier, il a effectué 107 heures d’entraînement aérobie, suivies de 95 heures en février et de 105 heures en mars, ce qui représente une part importante de son volume de préparation.
Au cours de ses 12 dernières semaines de préparation, Ben a augmenté son volume de course d’environ 30 % par rapport à la même période en 2025. La clé n’était pas simplement de courir davantage. Il a utilisé cette période pour renforcer sa capacité à maintenir un effort soutenu sur de longues périodes, en se rapprochant progressivement de ce qu’il allait devoir produire pendant les dernières semaines de préparation, plutôt que de réduire fortement la charge d’entraînement.

Quelques jours avant la course, Ben a expliqué lors d’un podcast avec l’athlète Amazfit Rod Favard la logique derrière cette évolution de son volume d’entraînement. Sa principale différence était de passer progressivement d’un volume important à une préparation davantage orientée vers la durabilité. L’objectif était de construire un corps capable de continuer à fonctionner lorsque la fatigue profonde s’installe et que chaque décision demande un effort supplémentaire.
En juillet, Ben a offert une image claire de ce à quoi ressemblait cette préparation. Il a cumulé près de 50 000 mètres de dénivelé positif au cours du mois, avec plusieurs semaines autour de cinq à six heures de course en montagne, de longues sorties vallonnées, des séances sur terrain technique et une à deux séances de renforcement musculaire par semaine.
Dans les dernières semaines avant la course, la préparation s’est déplacée sur les sentiers autour de Chamonix. L’une de ses principales séances a été une sortie de 75,17 kilomètres entre Chamonix et Courmayeur, avec 4 519 mètres de dénivelé positif, réalisée en 8 h 18 min 14 s avec une fréquence cardiaque moyenne de 134 bpm.


Au-delà d’une nouvelle longue journée en montagne, cette sortie lui a permis d’observer comment son corps réagissait à la charge accumulée et de disposer d’une dernière occasion d’évaluer ses sensations avant d’entamer l’affûtage.
Cela était particulièrement important pour une course où être simplement en forme ne représente qu’une partie de l’équation. Ben a identifié la fatigue profonde au-delà de 20 heures comme le principal défi à préparer. Comme il l’expliquait, « la fatigue profonde altère la perception de la réalité et rend tout plus difficile ». Sa réponse n’a donc pas consisté à mettre en place une technique mentale spécifique, mais plutôt à s’habituer à répéter des efforts importants lorsque le corps est déjà fatigué, afin d’apprendre à continuer à avancer malgré cette fatigue.
Tout au long de sa préparation, Ben a utilisé l’Amazfit Cheetah 2 Ultra avec le Helio Armband pour suivre son entraînement et sa récupération, afin de maintenir une charge de travail cohérente au fil des semaines. Il a ainsi pu conserver la même approche lors de la course elle-même.
À Chamonix, avant le départ, Ben et Rod se sont également retrouvés pour discuter de la préparation derrière cette course, de ce qu’il avait appris de ses précédentes participations et de la manière dont il comptait aborder une nouvelle fois les 100 miles autour du Mont-Blanc.
Son objectif à Chamonix était simple, même si sa mise en œuvre était tout sauf évidente : s’appuyer sur la forme qu’il avait construite, tirer parti de son expérience et rester fort lorsque la course deviendrait difficile. Après des mois d’entraînement précisément pour être prêt à ce moment-là, il l’a été.
Une course retardée, une stratégie inchangée

Sur les 173,6 kilomètres autour du Mont-Blanc, les occasions de voir la course basculer ne manquent pas. Les longues ascensions laissent place à des descentes techniques, la météo évolue au fil des montagnes et les décisions prises dans les premières heures peuvent avoir des conséquences bien plus tard dans la course.
Au moment où Ben a pris la tête, il avait trouvé son propre rythme. Et tandis que l’effort enregistré par sa Cheetah 2 Ultra devenait de plus en plus régulier, l’écart avec les coureurs derrière lui continuait de se creuser.

Même au-delà des 100 kilomètres, Ben ne cherchait pas simplement à préserver sa position. Il continuait à creuser l’écart. La course ne s’est pas jouée sur une seule accélération décisive, mais sur l’avantage accumulé au fil des heures grâce à une allure régulière.
Aucun chiffre ne suffit à lui seul à expliquer une performance de cette ampleur. Mais pris dans leur ensemble, les données et l’évolution de la course montrent comment Ben l’a abordée : il a pris les commandes tôt, sans courir comme si l’arrivée était proche. Avec encore plus de 130 kilomètres devant lui, il a trouvé son rythme, lui a fait confiance et a continué à creuser l’écart.
Retour à Chamonix
Quelques jours avant le départ, Ben avait décrit l’UTMB comme son « examen final ». Cette année, il est revenu terminer ce qu’il avait commencé : après trois tentatives précédentes, il avait désormais une nouvelle chance de mettre son entraînement à l’épreuve.
Et cette fois, il a été à la hauteur. Il a franchi la ligne d’arrivée à Chamonix en 18 h 16 min 29 s, soit 16 minutes et 29 secondes de moins que l’année précédente, lorsqu’il avait terminé deuxième.
Ben Dhiman a ainsi remporté sa première victoire à l’UTMB et signé le plus grand succès de sa carrière.
Pour Amazfit, cette performance va bien au-delà du résultat d’une course. Elle illustre l’importance d’accompagner les athlètes dans leur préparation sur le long terme, en leur donnant les outils nécessaires pour comprendre leur effort, gérer leur entraînement et récupérer efficacement après de longues journées en montagne.
Ben a utilisé la Cheetah 2 Ultra ainsi que le Helio Armband tout au long de sa préparation et pendant la course. Leur utilisation s’inscrit dans une approche globale de son entraînement, de sa récupération et de ses performances.
Le travail, les décisions et la victoire appartiennent à Ben. Nous sommes fiers d’avoir pu l’accompagner dans son parcours et de continuer à construire des outils qui aident les athlètes comme Ben à mieux comprendre leur entraînement, à progresser et à continuer à avancer lorsque les choses deviennent difficiles.
Félicitations, Ben, pour cette course exceptionnelle et cette victoire bien méritée à Chamonix. Nous sommes honorés de faire partie de cette aventure.